Avenir de la cogestion : le DGB réclame de nouveaux droits pour les comités d'entreprise !
Le DGB Berlin-Brandebourg soutient la réforme de la cogestion pour s'adapter aux défis de l'IA et renforce les droits des salariés.

Avenir de la cogestion : le DGB réclame de nouveaux droits pour les comités d'entreprise !
Un vent nouveau souffle sur la cogestion des entreprises en Allemagne, notamment à Cologne. Le district DGB Berlin-Brandebourg a récemment salué l'initiative du Conseil fédéral visant à moderniser la cogestion des entreprises. Grâce à une proposition de résolution commune, également présentée notamment par le Land de Brandebourg, des changements sont imminents et visent à actualiser la base juridique du travail des comités d'entreprise. Nele Techen, vice-présidente du DGB Berlin-Brandebourg, l'exprime en quelques mots : Les défis de l'intelligence artificielle (IA) et de la restructuration de l'économie respectueuse du climat nécessitent de nouvelles réglementations. Celles-ci visent à permettre une cogestion élargie, qui renforce la confiance en période de changement et favorise en même temps la compétitivité.
Le DGB espère que le nouveau gouvernement fédéral reprendra activement cette initiative et développera davantage la cogestion. Il s’agit d’une démarche que les syndicats et le DGB souhaitent soutenir de manière constructive. Il souligne l'importance de mesures concrètes de réforme afin de répondre aux attentes des salariés.
L'intelligence artificielle à l'honneur
Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement pour l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le travail quotidien ? L’IA n’est plus seulement un épouvantail, mais est utilisée dans de nombreux secteurs pour optimiser les processus et soutenir la prise de décision. Le DGB Bildungswerk rapporte que les systèmes d'IA assument des tâches qui étaient autrefois réservées à la pensée humaine, par exemple dans des domaines tels que la santé, la finance et le marketing. Cette technologie peut non seulement automatiser les tâches monotones, mais permet également aux employés de se concentrer sur des activités créatives, augmentant ainsi la qualité et la satisfaction du travail.
Mais la prudence est de mise : si l’IA apporte de nombreux avantages, elle peut également mettre en danger l’emploi. Il est donc essentiel que les comités d'entreprise soient activement impliqués dans la planification et la mise en œuvre des projets d'IA afin de protéger les intérêts des travailleurs. La protection des données et la lutte contre la discrimination jouent un rôle central. Le comité d'entreprise est chargé de contrôler le respect de ces exigences légales et, si nécessaire, peut également intenter une action en justice pour protéger les droits des salariés. En outre, les comités d’entreprise peuvent travailler avec des experts en IA pour développer des mesures de formation et créer des lignes directrices pour l’utilisation de l’IA.
Le règlement européen sur l’IA
Le débat porte également sur le règlement européen sur l’intelligence artificielle, entré en vigueur cet été. Ce règlement fixe des normes strictes et stipule que les systèmes d’IA du secteur civil doivent être exploités de manière sécurisée, transparente et non discriminatoire. La protection des droits et intérêts fondamentaux des salariés est ici l’objectif principal. Le règlement arrive à point nommé, car il stipule que les systèmes d'IA à haut risque - par exemple, la classification des candidats ou la formulation de recommandations en matière de mesures de qualification - sont soumis à une responsabilité étendue.
Les nouvelles règles, qui entreront en vigueur en août 2026, renforceront avant tout les contrôles exercés par les autorités de surveillance. À partir d’août 2027, les exploitants de systèmes à haut risque devront soumettre une analyse d’impact sur les droits fondamentaux. Cela offre aux comités d'entreprise et du personnel des informations importantes sur les systèmes et leurs risques et garantit les droits de codétermination lors de l'utilisation de logiciels d'IA.
Dans les processus décisionnels automatisés, il est de plus en plus vérifié s'il y a une violation du règlement général sur la protection des données (RGPD). Les produits d’IA autorisés peuvent également être restreints, voire interdits, dans l’entreprise si cela est dans l’intérêt des employés. Ces réglementations cruciales garantissent la protection des droits des employés malgré les changements technologiques.
En résumé, Cologne se trouve à un tournant passionnant où les évolutions du monde du travail moderne doivent être activement façonnées. La collaboration entre les comités d'entreprise et les salariés sera cruciale afin de profiter des opportunités offertes par la digitalisation tout en restant équitable et transparente.
Vous trouverez de plus amples informations sur les sites Internet du DGB, du DGB Bildungswerk et du TBS Rhénanie du Nord-Westphalie : Quartier DGB Berlin-Brandebourg, Organisation éducative DGB, SCT Rhénanie du Nord-Westphalie.