Lutte contre les munitions de la mer Baltique : plans communs de sauvetage !
Le Mecklembourg-Poméranie occidentale prévoit, avec le soutien de la Confédération, un centre de compétences pour la récupération des munitions dangereuses de guerre mondiale dans les eaux de la mer Baltique.

Lutte contre les munitions de la mer Baltique : plans communs de sauvetage !
Il existe un héritage incontournable dans la mer Baltique : plus de 1,6 million de tonnes de munitions de guerre conventionnelles y rouillent et représentent un risque potentiel pour l’homme et la nature. Le ministre de l'Économie Claus Ruhe Madsen (CDU) a maintenant fait des propositions visant à relever systématiquement les défis posés par ces munitions anciennes. Son idée : un centre de compétences qui serait créé en coopération entre le Schleswig-Holstein et le Mecklembourg-Poméranie occidentale. L’objectif : rassembler la science, le secteur privé et les institutions gouvernementales afin de récupérer efficacement les restes dangereux. Selon Welt, l'accord de coalition entre la CDU/CSU et le SPD a créé un cadre axé sur la récupération des munitions marines.
Madsen souligne l'importance d'utiliser les structures existantes pour éviter la duplication des efforts. Il envisage de créer un groupe de travail interétatique pour coordonner les différentes approches des Länder. Un réseau de gestion des munitions marines a déjà été créé dans le Schleswig-Holstein en 2024.
Les dangers des vieilles munitions
Mais qu’arrive-t-il réellement aux vieilles munitions sur les fonds marins ? Les scientifiques mettent en garde contre les dangers des substances nocives pouvant pénétrer dans l'eau à cause des munitions corrodées. La directrice du Centre de recherche océanique de Kiel Helmholtz, Katja Matthes, souligne notamment que 3 000 kilogrammes de produits chimiques toxiques ont déjà été rejetés dans les eaux de la mer Baltique. Ces substances se sont accumulées dans les moules et les poissons. Aucun risque pour la santé humaine n'a encore été prouvé, mais la situation reste tendue.NN décrit que les résidus chimiques se propagent dans la chaîne alimentaire et pourraient présenter de graves risques à long terme.
La lande de Kolberg, une zone connue pour le déversement de munitions, est régulièrement inspectée. Selon le géologue Jens Greinert, toute la mer Baltique allemande pourrait être exempte de munitions d’ici 2040 si les ressources financières sont suffisantes. Mais pour l’instant, les eaux allemandes de la mer Baltique restent fortement polluées, ce qui constitue un défi majeur pour les années à venir.
Développements actuels et projets futurs
Les derniers rapports montrent que la récupération des munitions historiques dans la baie de Lübeck a commencé dès septembre 2023. Ces projets pilotes visent à obtenir des informations précieuses pour une récupération systématique. D'autres autorisations d'essai sont également prévues au large des côtes du Mecklembourg-Poméranie occidentale. À ce stade, des progrès sont plus que souhaitables car le temps presse. Les munitions restées dans l’eau pendant plus de 80 ans sont oxydantes et pourraient bientôt constituer une menace encore plus grande.
Dans une approche globale, un projet conjoint soutenu par GEOMAR étudie également les emplacements exacts et l'état de ces sites contaminés. Les nouvelles technologies devraient permettre d'identifier plus précisément les débris sous-marins. [Nationalpark-ostsee.de/2025/03/22/idw-munitionsaltlasten-in-der-ostsee-expedition-al628-untersucht-verdachtsflaechen-in-deutschen-und-daenischen-gewaessern/) participe à trois expéditions importantes qui servent à mieux comprendre les dangers des anciennes décharges de munitions.
Dans l’ensemble, il reste à voir avec quelle rapidité et quelle efficacité les mesures de récupération et d’élimination des munitions dans la mer Baltique seront mises en œuvre. Il appartient aux politiques de rendre justice aux citoyens et, surtout, à l'environnement, et de trouver des solutions durables pour que la mer Baltique reste non seulement une belle destination de vacances, mais aussi un lieu de vie sûr.