Office fédéral pour la protection de la Constitution : l'AfD du Brandebourg classée comme extrémiste de droite !
L'Office fédéral pour la protection de la Constitution a qualifié l'AfD du Brandebourg d'extrême droite. Un rapport publié met en lumière les principales allégations.

Office fédéral pour la protection de la Constitution : l'AfD du Brandebourg classée comme extrémiste de droite !
Dans le Brandebourg, la classification de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) par l'Office fédéral pour la protection de la Constitution comme résolument d'extrême droite fait sensation. Un rapport complet qui présente l'AfD sous un autre jour a été récemment publié sur Internet, notamment sur le portail « Nius », et a semé le désarroi dans le paysage politique. étoile rapporte que l’AfD est devenue de plus en plus au centre des préoccupations des autorités depuis fin 2023 et en 2024.
Le rapport de 142 pages documente les efforts d'extrême droite du parti et affirme que l'AfD viole la dignité humaine et dégrade l'État de droit. Les déclarations des dirigeants politiques de l’AfD, qui propagent à plusieurs reprises de sombres stéréotypes sur les migrants, sont particulièrement explosives. Citons par exemple les déclarations de René Springer et Steffen Kotré qui jettent un éclairage négatif sur les migrants et propagent des approches violentes. Ces préjugés sont particulièrement exposés lors des campagnes électorales et lors des apparitions publiques du parti.
La dimension du problème
Selon les informations de l'Office pour la protection de la Constitution, le potentiel de mouvements d'extrême droite en Allemagne a continué de croître ces dernières années. Fin 2024, leur nombre est estimé à plus de 50 000 personnes, avec un potentiel de violence d'environ 15 300 personnes. Pose tout ça verfassungsschutz.de et un rapport du Service de sécurité de l'État ouvert. Le nombre de crimes d'extrême droite montre également une tendance inquiétante : en 2024, il s'élevait à plus de 37 000, soit une augmentation alarmante de 47,4 % par rapport à l'année précédente.
De nombreux incidents de crimes d'extrême droite ont été documentés, notamment en relation avec des déclarations anti-migrants et des actes de violence contre les hébergements d'asile. Sans surprise, il s’avère que l’AfD joue un rôle central dans ces discours, tout en essayant de protéger sa bonne réputation et de se présenter comme une victime de diffamation. A cet égard, il y a actuellement un procès intenté par l'AfD contre sa classification comme extrémiste de droite, qui est toujours en cours, et le parti ne veut pas admettre sa défaite si facilement.
Réactions du public et rôle du ministère de l'Intérieur
Le ministère de l'Intérieur à Potsdam prévoit d'organiser une conférence de presse jeudi prochain pour expliquer plus en détail les raisons de la classification de l'AfD et informer le public de manière transparente. Compte tenu des allégations portées contre le parti, cela suscitera un grand intérêt. maz en ligne souligne que le ministère a jusqu'à présent évité toute confirmation ou démenti quant à l'authenticité du rapport, ce qui a créé un certain degré d'incertitude et de troubles.
Alors que l’AfD s’oppose vivement à cette classification et tente de contester la diffusion de la note, l’impression est qu’un discours animé sur la démocratie et les valeurs de l’État de droit est en train d’émerger. Malgré leurs tentatives de prendre leurs distances avec ces allégations, les dirigeants du parti eux-mêmes sont confrontés à de nombreuses déclarations, parfois incriminantes, qui sont documentées dans le rapport. Cela inclut également les liens avec des groupes et des acteurs extrémistes. Cela n’améliorera pas la confiance du public dans la politique.