Le MDR ne comporte pas d'image : Taleb A. au centre de l'éthique des médias
Le 12 novembre 2025, le MDR évoquera la représentation médiatique de Taleb A. dans le contexte de l'attaque du marché de Noël et des effets de copie.

Le MDR ne comporte pas d'image : Taleb A. au centre de l'éthique des médias
Dans le cadre d'une procédure très sensible qui alimente une fois de plus le débat public sur l'éthique des médias, il a été décidé de ne pas montrer le visage de Taleb A. lors du procès en cours sur l'attaque du marché de Noël. Le MDR rapporte que cette décision est non seulement juridiquement défendable, mais également fondée sur de profondes considérations morales. À une époque où les reportages médiatiques sur les actes de violence dans la société sont régulièrement critiqués, la question reste de savoir jusqu'où les journalistes doivent aller dans le portrait des auteurs de ces actes.
La pixellisation du visage de Taleb A. est particulièrement pertinente compte tenu de ses efforts passés pour attirer l'attention du public. Le MDR ne veut pas lui offrir une tribune d’expression et décide de ne pas se focaliser inutilement sur l’agresseur. Cette décision protège non seulement les victimes et les survivants, dont les émotions pourraient être encore plus perturbées par une image non pixellisée, mais évite également d’éventuels actes de copie.
Le phénomène de l’effet copieur
Un autre aspect qui ressort du débat actuel sur les reportages médiatiques sur les crimes violents est ce que l’on appelle l’effet de copie. Selon la littérature scientifique analysée dans le cadre d’une étude approfondie du phénomène, les fusillades dans les écoles sont rares mais font l’objet d’une immense attention médiatique en raison de leur cruauté. Ce type de signalement est souvent considéré comme un facteur déclenchant des délits de copie. L’effet copieur est un effet médiatique qui peut influencer la forme, le calendrier et la probabilité d’actes similaires.
Bien que la recherche nie largement l’effet causal direct des actes de violence rapportés dans les médias, l’effet de copie est considéré comme une possibilité sérieuse. L’étude montre que les actions réelles rapportées ont une probabilité plus élevée d’être imitées que le contenu fictif. Les journalistes doivent donc faire preuve d’une extrême sensibilité lorsqu’ils rapportent de tels événements et considérer les effets possibles à long terme et à court terme de leurs reportages.
La responsabilité des médias
Comme l'explique le MDR dans son rapport, la couverture médiatique de Taleb A. reste délibérément prudente. Toutes les déclarations ne sont pas reproduites telles quelles afin de contrecarrer un éventuel sensationnalisme. L'ouvrage, qui examine l'état actuel des recherches sur l'effet de copie dans les fusillades dans les écoles, recommande aux agences de presse d'agir de manière responsable dans leurs reportages sensibles sur les actes de violence.
Compte tenu de la responsabilité qui incombe aux médias, il est important de considérer la manière dont la représentation des auteurs de ces actes affecte non seulement le public mais également les communautés concernées. Il faut avoir du talent pour traiter de tels sujets afin de protéger les victimes et de promouvoir un débat responsable. Nous ne pouvons qu’espérer que le processus se poursuive dans un cadre qui non seulement serve la vérité, mais tienne également compte de la protection et du respect des victimes.
De plus amples informations sur le sujet peuvent être trouvées dans les analyses complètes de MDR et études sur les reportages médiatiques sur les crimes violents DB Thuringe.