Naturalisation du Brandebourg : l'engagement envers Israël divise la coalition !
Le Brandebourg introduit un engagement en faveur du droit d'Israël à exister comme condition de naturalisation, ce qui suscite une controverse.

Naturalisation du Brandebourg : l'engagement envers Israël divise la coalition !
Dans le Brandebourg, une nouvelle réglementation sur la naturalisation suscite enthousiasme et conflits au sein de la coalition politique. Récemment, les demandes de naturalisation doivent inclure une reconnaissance du droit d'Israël à exister. Ceci est rapporté, entre autres, par Monde. L'obligation d'avouer a non seulement déclenché un débat sur la position de l'Allemagne à l'égard d'Israël, mais elle a également conduit à des tensions au sein de la coalition du SPD avec l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW).
La présidente du Land de BSW, Friederike Benda, a vivement critiqué le règlement et l'a qualifié d'attaque contre la démocratie. Elle voit cela comme un pas vers un état d’esprit. Le chef du groupe parlementaire CDU, Jan Redmann, a également exprimé ses inquiétudes et s'est demandé si le BSW était autorisé à remettre en question la sécurité d'Israël en tant que raison d'État allemande. Il existe cependant un accord parmi les partisans de la règle ; Le maire de Berlin, Kai Wegner (CDU), estime que la nouvelle pratique dans le Brandebourg mérite d'être envisagée.
Réactions et résistance
Le ministre de l'Intérieur, René Wilke, a expliqué que cet engagement ne signifie pas qu'il faut être d'accord avec toutes les décisions du gouvernement israélien. Il a toutefois souligné que le règlement avait été introduit en consultation avec le Premier ministre Dietmar Woidke (SPD). Malgré ces explications, Benda considère cette introduction comme une gifle à la démocratie, qui a également suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Les critiques ont qualifié la réglementation d’« humiliation » pour les migrants palestiniens.
La nouvelle loi sur la naturalisation, entrée en vigueur jeudi en Allemagne, prévoit une « déclaration de fidélité » à l’ordre fondamental libre-démocratique de la République fédérale. Cette mesure complète le questionnaire précédent du test de naturalisation, qui contient des informations sur l'histoire de l'Allemagne et la Loi fondamentale. Désormais, des questions telles que l'antisémitisme, le droit d'Israël à l'existence et la vie juive doivent également être prises en compte. Le quotidien britannique Financial Times s'est également emparé de cet aspect, déclenchant de nouvelles discussions.
Des réglementations similaires dans d’autres Länder
L'approche adoptée dans le Brandebourg suit une tendance : une réglementation similaire a été introduite en Saxe-Anhalt en 2023. Ici, ceux qui demandent la naturalisation doivent spécifiquement reconnaître le droit d'Israël à exister tant qu'il n'y a pas d'attitudes antisémites. Il s’avère que la mise en œuvre des nouvelles exigences relève de la responsabilité des Länder, ce qui peut conduire à des procédures et des formulations différentes. Cela pose des défis à de nombreux demandeurs et contribue à l'incertitude dans le processus de naturalisation, la décision sur la validité de la déclaration de loyauté étant laissée à la discrétion du responsable du traitement, ce qui pourrait entraîner des tensions supplémentaires.
L’introduction de telles réglementations sur la naturalisation souligne les discussions complexes autour de l’identité nationale et de la politique d’intégration en Allemagne. Reste à savoir si ces nouvelles exigences ajoutent réellement de la valeur à la naturalisation ou soulèvent davantage de questions. Ce qui est clair, c'est que le dialogue au sein des coalitions et avec la société civile doit se poursuivre afin de promouvoir une coexistence acceptable pour toutes les parties. Le Vague allemande rend compte des débats houleux et des clarifications nécessaires au cours de ces réglementations.