Différend sur la désélection : l’alliance de gauche veut se débarrasser de Deter, homme de l’AfD !

Transparenz: Redaktionell erstellt und geprüft.
Veröffentlicht am

Le rejet du responsable de l'AfD, Marlon Deter, sera discuté le 30 septembre au Werder dans le Brandebourg, à l'initiative du SPD et des Verts.

Im Brandenburger Werder wird am 30. September die Abwahl von AfD-Funktionär Marlon Deter diskutiert, initiiert von SPD und Grünen.
Le rejet du responsable de l'AfD, Marlon Deter, sera discuté le 30 septembre au Werder dans le Brandebourg, à l'initiative du SPD et des Verts.

Différend sur la désélection : l’alliance de gauche veut se débarrasser de Deter, homme de l’AfD !

Les choses s'échauffent actuellement à Werder (Havel) en Hesse : Marlon Deter, vice-président du conseil municipal et membre de l'AfD, est sur le point d'être démis de ses fonctions. Une alliance composée du SPD, des Verts, de la gauche et du groupe électoral « StadtMitGestalter » a lancé cette candidature, dont la nécessité se justifie dans un climat d'extrémisme de droite croissant. Le vote au conseil municipal est prévu pour le 30 septembre, mais les chances de Deter sont meilleures qu'on ne le pense.

Les voix critiques contre Deter sont fortes. Il est considéré comme un « haut responsable » de l’AfD, que l’Office fédéral pour la protection de la Constitution a qualifié d’extrémiste de droite. Dans le débat actuel, Deter est accusé de servir les discours d’extrême droite et de saper ainsi les fondements démocratiques. Il a lui-même qualifié d’autres partis de « partis cartels » et les a accusés de « trahir le peuple allemand », comme le rapporte Apollo News.

L’extrémisme de droite en hausse

L’augmentation du potentiel d’extrême droite en Allemagne est significative. Selon l'actuel Bureau pour la protection de la Constitution, le nombre d'extrémistes de droite s'élèvera à 50 250 fin 2024, soit une augmentation de plus de 23 pour cent par rapport à 2023. L'augmentation des groupes orientés vers la violence est particulièrement alarmante, passant de 14 500 à 15 300 personnes, rapporte Verfassungsschutz.

Les autorités ont qualifié d’inquiétante la hausse des crimes d’extrême droite. En 2024, plus de 37 800 crimes d’extrême droite ont été enregistrés, dont de nombreux actes de violence. Il est de plus en plus souligné que les structures de droite exploitent les questions sociales à leurs propres fins afin de propager des attitudes anti-migrants et antisémites. Dans le contexte de l’immigration, Deter a déjà décrit les migrants comme une « immigration massive en provenance de cultures étrangères », qui se heurte à une résistance dans le paysage politique.

La résilience de l’AfD

Bien que Deter soit confronté à la demande d'être rejeté, il n'aura probablement pas à craindre pour son mandat. Le groupe CDU/FDP/BBT, qui représente avec l'AfD la majorité au conseil municipal, devrait voter contre la motion de désélection. Ditmar Wick, président de ce groupe, estime que Deter a été démocratiquement élu et n'a violé aucun principe. Le soutien apporté dans les rangs de l’Union montre à quel point l’AfD est fortement ancrée dans certaines structures politiques.

Le rapport 2024 de l’Office fédéral de la protection de la Constitution ne dresse pas un bilan positif, mais le paysage politique reste dynamique. Avec plus de 50 000 membres, l’AfD dispose d’une base solide. Une tendance qui ne peut être ignorée, même si l’on tente de critiquer et de contrôler les aspects d’extrême droite de leur discours. Les résultats du rapport conduisent à des discussions sur les mesures nécessaires contre l'extrémisme de droite et le renforcement des valeurs démocratiques en Allemagne, telles que décrites sur le Gouvernement fédéral.

Si l’on observe l’évolution de la situation, la question se pose : dans quelle mesure le paysage politique va-t-il changer ? Ce qui est certain, c’est que le virage à droite en Allemagne constitue de graves menaces pour la démocratie que nous devrions tous surveiller.