Söder appelle à des réformes radicales pour un État-providence équitable !
Le patron de la CSU, Söder, appelle à des réformes globales de l'État-providence d'ici l'automne 2025, tandis que la coalition autour du chancelier Merz prévoit des mesures concrètes.

Söder appelle à des réformes radicales pour un État-providence équitable !
Un vent fort souffle sur la politique sociale allemande et Cologne le ressent également. Le patron de la CSU, Markus Söder, a pris une position claire et appelle à une modernisation complète de l'État-providence. « L’État-providence a besoin d’une mise à jour fondamentale », a déclaré Söder, qui n’hésite pas à entreprendre des « réformes dures » afin de maintenir ses performances et en même temps d’aider les personnes dans le besoin. Nordkurier rend compte des projets de la coalition noir-rouge, qui veut introduire plusieurs lois pour réformer les systèmes sociaux à l'automne prochain.
La toile de fond de cette ligne de réforme est la situation économique et financière actuellement tendue en Allemagne. Söder considère l'État-providence comme dépassé et injuste, d'autant plus que 50 milliards d'euros sont dépensés chaque année en argent des citoyens, dont la moitié va à des personnes sans nationalité allemande. Merz, le chancelier de l’Union, prévient également que le système existant n’est plus viable : « Nous vivons au-dessus de nos moyens depuis des années. » Selon Merz, les réformes devraient avant tout servir à inciter les gens à retourner au travail.
L'automne des réformes
En septembre 2025, le Bundestag devrait entamer des délibérations sur des réformes fondamentales dans les domaines de l’État-providence, du budget, de la santé et de la numérisation. Ces projets font partie d’un soi-disant « automne des réformes ». La coalition prévoit de moderniser l'État-providence dans le but de débureaucratiser les processus administratifs et de parvenir à une meilleure intégration des allocations citoyennes, des allocations de logement et des allocations familiales. Le système de santé n'est pas non plus ignoré : l'instauration d'un dossier patient numérique vise à réduire la bureaucratie, tandis qu'une nouvelle commission s'occupera du financement durable des soins. Bürger-Geld s'attend à des changements de grande envergure.
Un thème central des réformes est l'argent des citoyens, destiné à remplacer le précédent Hartz IV. Alors que le système actuel vise à mettre davantage l'accent sur la qualification des chômeurs, la question de la viabilité financière et du montant des prestations sociales reste en suspens. Les experts préviennent que malgré les augmentations prévues des exigences standard de 12% en moyenne, de nombreuses personnes travaillant dans le secteur des bas salaires dépendent des prestations sociales. Boeckler souligne que le débat sur les réformes inclut également l'idée d'un durcissement des sanctions pour les opposants totaux.
Le chemin vers le futur
Les réformes, qui doivent être mises en œuvre à partir de début 2026, ne concernent pas seulement les bénéficiaires des prestations sociales, mais également les salariés et la société dans son ensemble. Le gouvernement envisage d'augmenter le salaire minimum à au moins 12,82 euros et de procéder à des ajustements des cotisations sociales. La promotion des places de formation et la lutte contre le travail au noir figurent également parmi les priorités. Le gouvernement fédéral s'attend à des économies, mais plus de 115 milliards d'euros doivent être investis dans les infrastructures, l'éducation et la numérisation.
Les avis divergent sur la nécessité de ces réformes. Alors que Söder et Merz réclament des économies et des réformes claires, le chef du SPD, Bärbel Bas, qualifie le débat sur le financement de l'État-providence de « conneries », mais souligne également la nécessité de réformes. Lars Klingbeil, également du SPD, appelle à des mesures contre le travail au noir en lien avec l'argent des citoyens. Reste à savoir comment évolueront les discussions dans les mois à venir et quelles mesures seront effectivement mises en œuvre.