Pénurie alarmante d’enseignants en Mecklembourg-Poméranie occidentale : l’avenir est en danger !
Le Mecklembourg-Poméranie occidentale est confronté à une pénurie d'enseignants : un âge moyen élevé et des taux de travail à temps partiel croissants nécessitent des solutions.

Pénurie alarmante d’enseignants en Mecklembourg-Poméranie occidentale : l’avenir est en danger !
Dans le débat actuel sur la pénurie d'enseignants en Allemagne, il est clair que l'accent est mis principalement sur les questions d'âge et de travail à temps partiel. Un examen des chiffres montre que près de la moitié des enseignants du Mecklembourg-Poméranie occidentale (MV) ont plus de 50 ans, plus précisément 49,1 %. La situation est similaire dans d'autres Länder : en Saxe-Anhalt, la proportion atteint 54,0% et en Thuringe, elle atteint 50,0%. En revanche, la proportion d'enseignants plus âgés est la plus faible en Sarre avec 28,4 % et à Brême avec 30,1 %, comme le rapporte [n-tv](https://www.n-tv.de/regionales/mecklenburg-vorpommern/Hoher-Alters Average-bei-MV-Lehrern-Teilzeit-waechst-article25962394.html).
Mais qu’est-ce que cela signifie pour la prochaine génération ? Au MV, 600 à 700 nouveaux enseignants doivent être embauchés chaque année pour remplacer les enseignants qui partent en raison de leur âge. Parallèlement, le nombre d’enseignants stagiaires augmente. Une tendance alarmante : seuls 8 % des enseignants en Allemagne ont moins de 30 ans. Un véritable champ d’action quand on considère que l’avenir de l’éducation est en jeu !
Emploi à temps partiel dans la profession enseignante
Un autre point qui ne devrait pas manquer dans ce débat est le quota de temps partiel. En MV, ce taux est de 37,1%, ce qui est inférieur à la moyenne nationale de 43,1%. Ce qui est particulièrement frappant : plus de la moitié des enseignants en Allemagne travaillent à temps partiel (50,7 %), alors que ce chiffre n'est que de 22,6 % pour les enseignants. A MV, 40,3% des enseignantes et 27,3% des enseignants travaillent à temps partiel. Cela montre que la profession d’enseignant est souvent non seulement une vocation, notamment pour les femmes, mais aussi un défi en termes de conciliation famille-travail.
Le quota de temps partiel, parfois élevé, peut paraître encourageant à première vue, mais il représente en même temps un risque. Avec actuellement 42,3% de salariés à temps partiel pour l'année scolaire 2022/2023, le chiffre le plus élevé des dix dernières années a été atteint. Par rapport à l'année précédente (40,6%), ce taux a même augmenté, comme le montrent les données de l'Office fédéral de la statistique. Le taux de temps partiel était particulièrement élevé à Hambourg avec 54,4% et Brême avec 49,9%, tandis qu'en Thuringe il était de 24,1% et en Saxe-Anhalt avec 21,4%, selon [tagesschau](https://www.tagesschau.de/inland/gesellschaft/lehr Mangel-teilzeitquote-zweijahrhoch-100.html).
Une baisse des étudiants
Cette situation est exacerbée par la diminution du nombre de nouveaux enseignants qui étudient pour devenir enseignants. En 2022, seulement 45 400 personnes environ ont commencé des études pour devenir enseignant, soit une baisse de 3,2 % par rapport à l'année précédente et de 7,0 % par rapport à il y a dix ans. Le nombre de diplômés est également en baisse : 28.700 enseignants ont terminé avec succès leurs études en 2022, ce qui correspond à une baisse de 0,7% par rapport à l'année précédente. Par rapport aux dix dernières années, la baisse est même de 10,5 %. Ces données sont également reflétées dans les communiqués de presse de l'Office fédéral de la statistique.
La ministre de l'Éducation, Simone Oldenburg (à gauche) de MV, s'est prononcée contre les restrictions sur les offres à temps partiel, envoyant ainsi le signal que les besoins des enseignants sont pris au sérieux. Néanmoins, il reste important que la politique et la société travaillent ensemble sur des solutions permettant de surmonter les défis du secteur éducatif et de maintenir la qualité de l’enseignement.