Neuf maires réclament 521 millions d'euros pour l'abandon progressif du charbon à Görlitz !
Neuf maires de Görlitz réclament 521 millions d'euros pour l'abandon progressif du charbon et soulignent la nécessité de fonds structurels.

Neuf maires réclament 521 millions d'euros pour l'abandon progressif du charbon à Görlitz !
Un sujet très débattu dans la région de Görlitz est la sortie prochaine du charbon et les défis qui y sont associés. André Kleinfeld, comité d'entreprise de la centrale électrique de Leag Boxberg, l'explique en quelques mots : Il envisage même d'intenter une action en justice pour imposer une utilisation conforme à la loi des fonds fédéraux destinés à l'élimination du charbon. Ses inquiétudes ne sont pas sans fondement, car il doute que les projets en cours puissent offrir des perspectives d'avenir aux quelque 2 000 salariés de la région. Ils travaillent actuellement à la centrale électrique de Boxberg et dans les mines à ciel ouvert de Reichwalde et Nochten, qui devraient rester en activité jusqu'en 2038.
Neuf maires du district de Görlitz ont réclamé dans une prise de position un financement de 521 millions d'euros provenant des fonds structurels d'ici 2038. Ils soulignent l’urgence de se concentrer davantage sur les communautés situées autour des régions minières à ciel ouvert. Il existe un mécontentement quant à la manière dont les fonds sont alloués, car non seulement les villes et communes de Görlitz, mais également celles de Bautzen, ce qui ne simplifie pas la situation déjà difficile.
Élimination progressive du charbon et changement structurel
Dans ce contexte, le maire de Boxberg, Hendryk Balko, souligne la valeur ajoutée annuelle d'environ 500 millions d'euros grâce à Leag. Toutefois, cela pourrait être compromis par la fin imminente de l’utilisation du charbon. Une autre centrale électrique à hydrogène en projet, appelée H2UB, a été suspendue par Leag, ce qui pourrait affecter les futurs projets de transition énergétique.
Le Comité régional de suivi du Lausitzer Revier (RBA) joue un rôle clé dans la sélection des projets susceptibles de bénéficier des fonds d'élimination du charbon. Ici, les communes du nord réclament des fonds pour des projets dans les domaines des écoles, des centres de loisirs et des infrastructures de transport afin de rendre la région pérenne. Concrètement, 305 hectares d'espaces commerciaux et industriels doivent être aménagés.
Mais toutes les revendications ne peuvent pas être mises en œuvre légalement, comme le souligne Romy Reinisch, présidente de la RBA. La prise de position des maires est le résultat de discussions intensives entre l'administrateur du district Stephan Meyer et les maires, au cours desquelles l'urgence de la situation est devenue évidente. Le gouvernement fédéral a mis à disposition un total de 2,4 milliards d'euros pour le changement structurel dans la partie saxonne du district de Lusace, ce qui laisse une certaine marge de manœuvre. Jusqu'à présent, 133 projets ont déjà été sélectionnés pour un financement, pour un volume total de 1,5 milliard d'euros, dont 881 millions d'euros ont déjà été engagés.
Transformation durable dans la région
Comme le montrent les développements actuels, l’élimination progressive du charbon nécessite non seulement des mesures économiques, mais aussi une vision globale du changement structurel. L'Institut fédéral de recherche sur le bâtiment, l'urbanisme et l'espace (BBSR) souligne que ce processus influencera la société, l'économie et l'écologie. La participation des habitants des zones concernées est cruciale pour pouvoir façonner activement la transformation, non seulement dans la région de Lusace, mais également dans les régions d'Allemagne centrale et rhénane.
La transformation apporte également de nouvelles opportunités. Selon un rapport de l'Agence fédérale de l'environnement, d'importants emplois pourraient être créés dans les domaines des énergies renouvelables et de la rénovation des bâtiments, ce qui pourrait compenser en partie les pertes causées par l'abandon progressif du charbon. On s’attend à ce que près des deux tiers des salariés de l’industrie du lignite prennent leur retraite d’ici 2030. Dans le même temps, les départs anticipés entraînent des conséquences difficiles, en particulier dans les régions du lignite, où les pertes d’emploi doivent être réparties sur l’ensemble de la tranche d’âge.
Ces évolutions et les diverses approches de gestion du changement structurel dans les régions à lignite montrent que les mois et les années à venir seront extrêmement cruciaux pour la région. Reste à savoir si les maires et les citoyens recevront les ressources et le soutien nécessaires.