Scandale d’intimidation à l’école primaire Carl Bolle – les députés agissent maintenant !
Les députés berlinois enquêtent sur des incidents de harcèlement à l'école primaire Carl Bolle, touchant l'enseignant Oziel Inácio-Stech.

Scandale d’intimidation à l’école primaire Carl Bolle – les députés agissent maintenant !
Un sujet particulièrement explosif est au centre de l'attention, car le lundi 30 juin 2025, les membres du Parlement du Land de Berlin examineront tôt le matin les dossiers d'une affaire préoccupante à l'école primaire Carl Bolle de Moabit. L'accent est mis sur l'enseignant Oziel Inácio-Stech, qui doit cependant faire face à des allégations non moins graves.
Inácio-Stech, qui travaille comme assistante pédagogique dans l'école primaire en question, est exposée depuis des mois au harcèlement de la part d'élèves issus de familles musulmanes. Ces incidents comprennent non seulement des violences verbales, mais également des insultes graves portant atteinte à l'intégrité personnelle de l'enseignant. Mais il ne subit pas seulement l'hostilité des étudiants : un collègue est également accusé de harcèlement et de fausses accusations à son encontre. Cette situation a conduit à un sentiment d'isolement chez Inácio-Stech et à un besoin aigu de critiquer la direction de l'école et les institutions éducatives responsables, qui, à son avis, ne sont pas suffisamment engagées dans ses préoccupations.
Réactions politiques
L'insistance d'Inácio-Stech n'est pas passée inaperçue : les membres des cinq groupes parlementaires du Parlement du Land de Berlin ont annoncé qu'ils prendraient connaissance des dossiers. Cette révision pourrait avoir des conséquences considérables pour l'administration de l'éducation et en particulier pour la sénatrice de l'éducation Katharina Günther-Wünsch (CDU). Une motion de désapprobation contre elle a récemment échoué, mais la pression sur la sénatrice reste forte. Günther-Wünsch est confrontée au fait qu'elle a donné de fausses informations sur la réception d'une lettre d'avocat. Alors qu’elle affirmait dans un premier temps n’avoir lu la lettre qu’en mai, elle a reconnu qu’elle l’avait déjà sous les yeux le 4 décembre 2024.
Le harcèlement scolaire : un vaste domaine
La situation à l’école primaire Carl Bolle n’est pas seulement un cas isolé, mais révèle un problème largement répandu au sein du système scolaire. Comme l'organisation LSVD souligne que la discrimination, le harcèlement et la violence font partie du triste quotidien scolaire de nombreuses écoles. Les étudiants qui sont perçus comme lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres ou intersexués (LGBTI) ou qui ne se conforment pas aux rôles de genre traditionnellement ancrés sont particulièrement touchés. Ils sont souvent confrontés à des problèmes psychologiques, tels qu’une dépression accrue et un risque de suicide considérablement accru. Il est d’autant plus important que les écoles prennent des mesures claires contre le harcèlement et forment les enseignants en conséquence.
L'expérience d'Inácio-Stech et les réactions politiques qui en ont résulté mettent en évidence l'urgence d'un débat sur les mesures de protection dans les écoles. C’est là que la direction de l’école entre en jeu, car elle est tenue d’ancrer l’homophobie et la transphobie dans la vie scolaire quotidienne. Les établissements d’enseignement devraient non seulement offrir des lieux de retraite sûrs, mais également rendre obligatoire une intervention active en cas de harcèlement.
Inakoa ayant les yeux rivés sur Larzigen, le cas de l'enseignant Inácio-Stech pourrait s'avérer être un catalyseur de changements profonds dans le paysage éducatif berlinois. Les prochaines étapes du débat politique seront très attendues.