Le Festival de Flandre dévitalisé : choc suite à l'annulation du chef d'orchestre Lahav Shani !
L'ambassadeur d'Israël qualifie d'antisémitisme le refus de l'invitation du chef d'orchestre Lahav Shani à Gand et appelle à la liberté artistique.

Le Festival de Flandre dévitalisé : choc suite à l'annulation du chef d'orchestre Lahav Shani !
La scène culturelle de Cologne est actuellement dominée par une querelle émotionnelle autour de la liberté artistique et de l'antisémitisme. Sur scène se trouve le chef d'orchestre israélien Lahav Shani, dont la représentation au Festival flamand de Gand le 18 septembre a été annulée. L'ambassadeur israélien en Allemagne, Ron Prosor, a qualifié cette décision de « pur antisémitisme », qui pour beaucoup constitue une attaque flagrante contre la liberté artistique, rapporte le journal. Journal sud-allemand.
Shani, le directeur musical de l'Orchestre Philharmonique d'Israël, est préoccupé par sa position envers le gouvernement israélien, que le festival a cité comme raison de l'annulation. De nombreux critiques, parmi lesquels des personnalités politiques telles que le ministre d'État à la Culture Wolfram Weimer et le ministre bavarois des Arts Markus Blume, ont exprimé leur horreur face à cette décision. Blume a qualifié l'annulation de scandale et de cas évident d'antisémitisme, tandis que le maire de Munich, Dieter Reiter, a également vivement critiqué le fait que les Juifs soient devenus indésirables ici.
Augmentation des incidents antisémites
Le sujet est explosif, surtout à la lumière de la multiplication des incidents antisémites en Allemagne, qui ont atteint 8 627 en 2024, soit une augmentation de 77 pour cent. Charlotte Knobloch, ancienne présidente du Conseil central des Juifs en Allemagne, considère cette annulation comme une évolution inquiétante dans la lutte contre la haine des Juifs. Plus de 8 000 artistes ont signé une lettre ouverte accusant Israël de la situation humanitaire dans la bande de Gaza et du conflit associé, sans évoquer l'attaque terroriste dévastatrice du Hamas le 7 octobre 2023.
Ces positions polarisées se retrouvent également dans une lettre publiée quelques jours plus tard par 2 500 artistes dans laquelle ils soulignent la nécessité d'un cessez-le-feu humanitaire. L’écart entre les deux lettres ouvertes montre de manière impressionnante la profonde fracture qui existe sur la scène artistique et culturelle concernant le conflit israélo-palestinien. Fort ZDF Le discours autour de ce conflit est si chargé d’émotion qu’il plonge souvent dans les profondeurs des questions identitaires en Europe et en Amérique du Nord.
Focus sur la liberté artistique
Le différend autour de la désinvitation de Shani montre également à quel point la liberté artistique est menacée dans le paysage politique actuel, face aux accusations d'antisémitisme et de boycotts culturels. Les experts affirment que critiquer un régime ne peut être synonyme de rejet de ses artistes ou de l’art lui-même. Christoph Möllers souligne que la liberté artistique peut également protéger des propos controversés, voire antisémites, pour autant qu'ils ne soient pas punissables. Mais le débat sur ces libertés reste complexe et à plusieurs niveaux.
Les défis nés du débat sur la liberté artistique et l’antisémitisme sont interprétés différemment par de nombreux acteurs de la scène culturelle. Dans le Fiches pour la politique allemande et internationale discute de la nécessité de poursuivre le dialogue sur ces sujets sans compromettre l'objectif de l'art - promouvoir la compréhension entre différentes perspectives et permettre une discussion respectueuse.
Alors que le conflit autour de Lahav Shani et les questions de l'antisémitisme et de la liberté artistique continuent d'attiser les émotions, il reste à espérer que le dialogue et la compréhension prévaudront. En fin de compte, l’art doit connecter et non diviser.