Grève chez Carl Kühne : la production de sauces pour grillades s'arrête !
Grève chez Carl Kühne à Berlin : 210 salariés réclament des augmentations de salaire pendant la saison des barbecues. Prochaine audience le 9 septembre.

Grève chez Carl Kühne : la production de sauces pour grillades s'arrête !
Dans l'usine de sauces de Carl Kuehne Une grève de 24 heures a commencé ce matin à Berlin-Reinickendorf. Organisée par le Syndicat de l'Alimentation, du Plaisir et de la Restauration (NGG), environ 210 salariés y ont participé pour mettre une forte pression sur le conflit stagnant des négociations collectives pendant la haute saison des barbecues. NGG veut mettre l'accent sur les revendications de salaires plus élevés, car l'offre actuelle de l'entreprise n'incite guère à accepter les conditions de travail.
Le côté patronal avait initialement discuté de l'allongement de la durée hebdomadaire du travail. Cette offre a cependant été retirée après les premières grèves d'avertissement, ce qui n'a fait qu'alimenter encore davantage le mécontentement des salariés. Les employeurs proposent des augmentations de salaire inférieures au taux d’inflation actuel et les salariés sont déterminés à ne pas accepter une perte de pouvoir d’achat. "Nous exigeons une augmentation de salaire de sept pour cent, soit au moins une augmentation de 241 euros par mois", explique Rebecca Rahe, négociatrice du NGG. Ces revendications visent à réduire l'écart salarial dans l'usine de Rhénanie du Nord-Westphalie.
Saison des barbecues et actions de grève
Dans le cadre du conflit collectif actuel, les salariés exigent également le retrait de l'allongement prévu du temps de travail. La semaine de 38 heures existe actuellement et le NGG rejette catégoriquement une prolongation et prône plutôt une réduction du temps de travail. Des manifestations avec des sifflets ont déjà été organisées devant l'usine Kühne pour attirer l'attention sur les revendications. En ce moment, au début de la saison des barbecues, les sauces barbecue populaires de l'usine berlinoise sont particulièrement demandées. Cela rend la situation encore plus explosive.
Un examen de l’histoire des tarifs douaniers montre qu’il existe un certain besoin d’agir. Faits sur la négociation collective en Allemagne montrent que la proportion d'entreprises soumises à des conventions collectives a fortement diminué ces dernières années. Ce chiffre est passé de 48 pour cent en 2000 à seulement 29 pour cent en 2018. Dans l’ouest de l’Allemagne, la couverture des négociations collectives était de 70 pour cent, dans l’est de 55 pour cent. Cela met en évidence les défis que les deux parties doivent surmonter dans les négociations.
Un aperçu des négociations
La prochaine négociation entre NGG et la direction de Carl Kühne aura lieu le 9 septembre. Les tensions sont palpables et il reste à voir si les négociations aboutiront à un accord. Les salariés concernés comptent sur leur solidarité et le soutien du syndicat pour faire valoir leurs intérêts légitimes. La question de savoir si le steak sera bientôt grillé sans sauce dépend notamment des négociations à venir.