La Bundeswehr clôt la procédure contre le politicien de l'AfD Hannes Gnauck !

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Le 27 juin 2025, la Bundeswehr a abandonné la procédure disciplinaire contre le politicien de l'AfD Hannes Gnauck.

Am 27.06.2025 wurde das Disziplinarverfahren gegen AfD-Politiker Hannes Gnauck von der Bundeswehr eingestellt.
Le 27 juin 2025, la Bundeswehr a abandonné la procédure disciplinaire contre le politicien de l'AfD Hannes Gnauck.

La Bundeswehr clôt la procédure contre le politicien de l'AfD Hannes Gnauck !

La Bundeswehr a mis fin à la procédure disciplinaire contre le politicien de l'AfD Hannes Gnauck après cinq longues années. Cette décision a été annoncée aujourd'hui et a fait l'objet d'une large attention sur les réseaux sociaux de Gnauck, ancien sergent-chef. L'homme politique a publié une lettre du Tribunal du service militaire du Nord qui met officiellement fin à la procédure. La raison des mesures disciplinaires était la classification de Gnauck comme extrémiste en raison de son implication dans l'AfD et la Junge Alternative (JA) dans le Brandebourg, comme le rapporte svz.de.

Au cours du procès, Gnauck s'est vu refuser toute obligation militaire ; il n'était pas autorisé à entrer dans la caserne ni à porter un uniforme. Il a également souffert de stigmatisation, d'agitation médiatique et d'insultes au Parlement. Dans sa déclaration, Gnauck a souligné qu'il n'y a jamais eu d'accusation ou de condamnation. Le processus est suspendu depuis un an et demi après que Gnauck est entré au Bundestag en 2021 et y a bénéficié de l’immunité. Cette immunité a finalement été levée en mai 2024 pour permettre des procédures disciplinaires judiciaires jusque-là inactives. La levée de l'immunité s'explique également par une série de déclarations de Gnauck contre les demandeurs d'asile et les étrangers, comme tagesschau.de l'explique en détail.

Une carrière mouvementée

En 2020, Gnauck a été classé comme « cas suspect d’extrémisme de droite » par le Service de contre-espionnage militaire (MAD). Cela a conduit à une interdiction stricte des uniformes et du service, alors qu’il était également à la tête de Junge Alternative, classé comme « extrémiste de droite sûr » en 2023. Gnauck ne s’est pas non plus excusé pour son attitude. Concernant les discussions sur la levée de son immunité, il a déclaré qu’il trouvait le raisonnement « incompréhensible et extrêmement discutable ». Dans le même temps, il attend avec impatience la fin de son service, prévue pour l'automne 2028, qui lui permettra de se sentir "complètement réhabilité" une fois la procédure terminée, selon svz.de.

L'extrémisme dans la Bundeswehr

L’affaire Gnauck reflète un problème plus vaste au sein de la Bundeswehr qui continue d’attirer l’attention du public. Selon bpb.de, des incidents d'extrême droite se sont produits à plusieurs reprises depuis la création de la Bundeswehr. Cela va de l'arrestation de l'officier de la Bundeswehr Franco A. pour préparation d'un acte de violence mettant en danger l'État à une augmentation des cas suspects, qui ont atteint 1 049 en 2023, dont 776 (74 %) sont liés à l'extrémisme de droite. Des évolutions plus positives ont eu lieu ces dernières années, le nombre de cas suspects étant en baisse par rapport au pic de 2021, où 1 242 cas avaient été documentés.

La Bundeswehr est chargée de protéger et de défendre la communauté démocratique, et les attitudes extrémistes contredisent l’image qu’elle a d’elle-même. Des mesures visant à prévenir l’extrémisme sont donc essentielles, notamment la sélection des candidats et la formation des superviseurs. Les chiffres actuels montrent qu'en 2023, environ 50 personnes considérées comme des extrémistes de droite ou des citoyens du Reich et ayant déjà quitté la Bundeswehr ont été identifiées. Dans l’ensemble, faire face aux incidents extrémistes dans un domaine aussi sensible que la Bundeswehr reste un défi qui continue d’attirer l’attention du public.