Les investisseurs étrangers achètent des terres agricoles allemandes – la politique échoue !
Mecklembourg-Poméranie occidentale : échecs politiques dans la vente de 20 000 hectares de terres agricoles à des investisseurs étrangers.

Les investisseurs étrangers achètent des terres agricoles allemandes – la politique échoue !
Tendance inquiétante, les investisseurs étrangers ont considérablement étendu leur acquisition de terres agricoles en Allemagne. L'événement le plus récent est la vente de 20 000 hectares de terres agricoles à la société d'investissement australienne Igneo Infrastructure Partners. La Fondation Gustav Zech, qui a racheté en 2016 pour seulement 5 millions d'euros ce holding agricole à une succession en faillite, a acquis le terrain pour la somme colossale de 300 millions d'euros. Rapports sur Mercure que tout contrôle politique a échoué lors de cette vente. Ni le gouvernement fédéral ni celui des États ne sont intervenus, même s'il devrait y avoir des lois en place pour examiner de telles transactions.
L'ordonnance sur le commerce extérieur (article 55a AWV) aurait exigé une inspection pour les superficies supérieures à 10 000 hectares. Il est choquant que le ministère fédéral de l’Économie ne divulgue aucune information sur d’éventuels audits et évoque plutôt des secrets d’entreprise et d’affaires. Le Groupe de travail pour l'agriculture rurale (AbL) a interrogé sept ministères et a constaté un manque de responsabilité et de transparence. Les Länder de Brandebourg, de Mecklembourg-Poméranie occidentale, de Saxe et de Saxe-Anhalt sont particulièrement impuissants face à cette situation.
Responsabilité politique et manque de contrôle
Les gouvernements des Länder mentionnés ci-dessus sont désemparés. Le ministre de l'Agriculture de Saxe-Anhalt, Sven Schulze, a qualifié les réglementations de l'État d'« épée émoussée ». Le problème est que seul le gouvernement fédéral peut effectivement interdire de telles transactions juridiques. Selon un rapport du parlement du Land de Saxe-Anhalt, le gouvernement fédéral dispose du pouvoir législatif pour réglementer l'achat d'actions. Néanmoins, en raison du fédéralisme, les responsabilités restent souvent floues.
Le Brandebourg a également abordé le sujet. Le ministère de l'Agriculture étudie les options juridiques pour une plus grande transparence et un plus grand contrôle lors de l'achat d'actions. Cependant, historiquement, les entreprises possédant de grandes superficies possédées et louées font partie de la structure agricole de la région, ce qui rend la situation initiale compliquée. Un projet de loi en Basse-Saxe, la loi sur la structure agraire, vise à soumettre les transactions d'actions à une autorisation et prévoit des amendes élevées, mais la population rurale de Basse-Saxe s'y oppose déjà, qui parle d'une « aggravation de la structure agricole ».
Le problème des « share deals »
Un problème central est celui des « share deals », qui permettent aux investisseurs d’acquérir des entreprises agricoles et d’éviter ainsi les droits de mutation immobilière. Cela est dû au fait que les autorités n’ont souvent aucune connaissance de ces transactions et n’ont donc aucune possibilité de contrôle. Fort Annemonika Spallek Depuis la crise financière de 2008, l'achat de biens immobiliers agricoles est devenu pour de nombreux investisseurs, notamment en Allemagne de l'Est, un investissement à l'abri de l'inflation. Une étude de l'IAMO ne montre pas que les entreprises agricoles occupent une position dominante sur le marché, mais de nombreuses entreprises agricoles souffrent d'un accès difficile à la terre.
Après tout, des revendications existent pour réguler le marché des terres agricoles. Les propositions comprennent un impôt progressif sur les mutations immobilières et une réglementation des abattements fiscaux pour les exploitations agricoles. Enfin, le gouvernement fédéral doit également agir et assumer davantage de responsabilités envers les entreprises agricoles, qui sont souvent perçues comme l'épine dorsale du développement rural.
Au milieu de ces évolutions, la nécessité d’une réforme globale qui sert à la fois à protéger les terres agricoles et à garantir l’accès à la terre pour une agriculture durable devient évidente. En effet, ces zones ne constituent pas seulement un facteur de production central, mais elles sont également essentielles au maintien de la structure agricole en Allemagne.