Des jeunes de Rostock conçoivent de manière créative la salle de sport : projet de graffiti légal !
À Rostock Groß Klein, les jeunes s'engagent dans des zones de graffitis légales afin de promouvoir l'expression créative et de lutter contre le vandalisme.

Des jeunes de Rostock conçoivent de manière créative la salle de sport : projet de graffiti légal !
À Rostock Groß Klein, un groupe de jeunes engagés, notamment Till, 16 ans, ont fait campagne pour la refonte d'un mur dans la salle de sport locale. Après des mois d'efforts, cette zone a désormais été déclarée mur de graffitis légal. Le projet, initié par les jeunes du « East Side Crew », a reçu un accueil positif dans le quartier et donne à de jeunes artistes la possibilité de s'exprimer de manière créative et légale. Ils ont été accompagnés par l’association City Talks qui les a mis en relation avec les interlocuteurs nécessaires. Cela montre à quel point il est important d’offrir aux jeunes une plateforme pour vivre pleinement leurs talents.
Il y a toujours un débat pour savoir si le graffiti est de l'art ou du vandalisme. Le débat est particulièrement pertinent car les graffitis illégaux constituent un problème croissant à Rostock. Selon NDR, 710 cas de dommages matériels causés par des graffitis ont été signalés dans la ville en 2024, entraînant des dégâts matériels de plus de 350 000 euros. Les quartiers tels que Kröpeliner Torvorstadt (KTV) et le centre-ville sont particulièrement touchés.
Règles pour le travail créatif
Les jeunes qui sont désormais autorisés à pulvériser dans les salles de sport ont fixé leurs propres règles : les contenus offensants et racistes sont tabous, tout comme le spray sur les fenêtres et les portes. En cas de violations, la KOE (société municipale) est autorisée à supprimer les contenus indésirables. Cet engagement reflète leur volonté d'aborder de manière responsable leur nouvelle liberté et montre qu'ils ont le don de trouver un équilibre réussi entre art et respect.
Un mouvement similaire peut être observé dans la capitale allemande. A Berlin, les lieux de rencontre des jeunes sont devenus rares en raison de la densité croissante de l'agglomération. L'objectif de l'initiative « Art for the Neighbourhood » est de créer des zones de graffitis légales afin d'offrir aux jeunes un espace de création. Le besoin de telles zones s'est accru en raison du surdéveloppement de ces zones ces dernières années. Une superficie minimale de 50 m² est recommandée pour de telles zones, et il existe souvent un manque d'options pour éliminer les bombes aérosols, qui sont considérées comme des déchets dangereux. Il est clair que soutenir les jeunes grâce à des espaces artistiques sûrs et légaux est une préoccupation qui devrait être prise en compte non seulement à Rostock, mais également dans d’autres villes.
Le point de vue des experts
Mathias Oppen, graffeur à plein temps, souligne que le graffiti doit être considéré comme une véritable forme d'art. De telles initiatives pourraient contribuer à jeter un pont entre la culture du graffiti et la société et à réduire les préjugés. Il est particulièrement important de sensibiliser les enfants et les jeunes à ce sujet. Selon la police, ils manifestent souvent un grand intérêt pour les graffitis et portent par exemple des signes de la main sous la forme de taches de peinture sur leurs vêtements. Il est important de préciser au cours de la conversation que les pulvérisations illégales ont non seulement des conséquences juridiques, mais peuvent également être dangereuses, par exemple à l'entrée des voies ferrées.
Dans l’ensemble, les progrès réalisés à Rostock montrent à quel point des approches créatives peuvent faire entendre la voix des jeunes. Il reste à espérer que des projets similaires verront le jour dans d'autres villes pour prendre en compte les besoins des jeunes artistes.