Jella Haase à propos de Berlin : L'amour, la gentrification et son nouveau film !
Jella Haase parlera le 17 juillet 2025 de son amour pour Berlin et des défis de la gentrification à Kreuzberg.

Jella Haase à propos de Berlin : L'amour, la gentrification et son nouveau film !
Dans une récente interview, l'actrice Jella Haase parle de sa relation particulière avec Berlin et de l'unique « ambiance berlinoise ». Non seulement elle fait la différence dans le monde du cinéma allemand, mais elle inspire également les spectateurs dans le film « Black Sheep 2 », dont la suite sortira en salles le 17 juillet. Ce rôle traite de sujets passionnants tels qu'un chef de clan soucieux de l'environnement et des poupées sexuelles. Mais en plus de ses qualités d'actrice, Haase attire particulièrement l'attention par sa nature honnête et réfléchie.
Haase se décrit comme une personne opposée aux conflits et qui aime plaire aux gens. Ce trait la met souvent dans un dilemme car elle a une profonde peur de blesser les autres. «Si j'avais de l'argent illimité, j'organiserais une grande fête à Berlin», dit-elle, soulignant la volonté de promouvoir un échange simple et valorisant. Elle parle également des changements dans la ville façonnés par la gentrification. Le Berlin sauvage et anarchique qu'elle aime est en train de changer et Haase soutient l'initiative « 100 % Tempelhofer Feld » visant à préserver le charme d'antan de la ville.
Batailles de construction à Kreuzberg
À Kreuzberg, un point central du marché immobilier actuel, il y a des conflits massifs autour de la gentrification. Joachim Knecht, locataire de la Wrangelstrasse 66, vit depuis 28 ans dans son appartement qu'il décrit avec amour comme une « pièce magnifique ». Son quartier est emblématique de la lutte entre droits des locataires et gentrification. Une société immobilière luxembourgeoise a informé les locataires de son projet de transformer les appartements en propriété, ce qui a déclenché des protestations massives.
Les locataires de la Wrangelstrasse se sont organisés en groupes de travail pour représenter leurs intérêts et exigent que le quartier fasse usage de son droit de premier refus sur l'immeuble. Le prix de la maison est de 3,7 millions d'euros, une somme difficile à se permettre pour le quartier. Néanmoins, les locataires ont trouvé des moyens de rechercher une coopération avec les fondations. Le conseil de district a qualifié cette initiative de « précédent » et a entamé des négociations avec les associations de logement.
répression et résistance
Le problème de la répression est répandu à Berlin et se manifeste également ailleurs, comme par exemple au 94 de la Rigaer Straße à Friedrichshain. Des tentatives d'expulsion illégales et une présence policière accrue ont été signalées, ce qui ne peut guère être empêché, même lors de manifestations. Les habitants se plaignent des scènes effrayantes et de la violence qui accompagnent la gentrification. Les inquiétudes sont réelles, car de nombreux locataires ont constaté que les loyers à Berlin ont augmenté de 10 % en deux ans et que les loyers commerciaux notamment ont même doublé dans certains cas.
Au milieu de ces tensions, des groupes de citoyens tels que Bizim Kiez ont créé une carte des déplacements qui met en évidence plus de 50 maisons dont les habitants risquent d'être déplacés. Knecht se considère comme faisant partie d'un mouvement contre ces injustices et envisage, avec les autres locataires, de créer une association pour faire valoir le droit d'avoir son mot à dire dans les futures modernisations. Alors que certains membres de l'association des propriétaires remettent en question l'acquisition rapide des investisseurs, l'opposition du quartier reste forte.
Le débat animé sur le marché immobilier berlinois reflète également la compréhension de Haase de la ville. Elle n’est pas seulement une spectatrice, mais une résidente réfléchie qui suit avec détermination les changements complexes. Après tout, il ne s'agit pas seulement de la vie à Berlin, mais aussi des valeurs de communauté et de cohésion, qui doivent être préservées autant que possible.
La nouvelle génération de Berlinois est plus que jamais invitée à défendre les valeurs anciennes et nouvelles de la ville et à être active. Reste à savoir quel rôle Jella Haase et d’autres joueront en ces temps de turbulences.