Crise budgétaire imminente : l'administrateur du district annonce des mesures d'austérité strictes !
Le district de Dahme-Spreewald est confronté à une crise financière : l'administrateur du district Herzberger annonce des économies et une révision du budget.

Crise budgétaire imminente : l'administrateur du district annonce des mesures d'austérité strictes !
L’inquiétude règne actuellement dans le Dahme-Spreewald. L'actuel administrateur de district Sven Herzberger, indépendant, est confronté à une grave situation financière. A l'occasion d'une journée spécialisée sur la sécurité budgétaire, il a annoncé des économies nécessaires et a précisé que le quartier avait vécu au-dessus de ses moyens. Il y a plus de deux ans, l'ancien administrateur du district Stephan Loge (SPD) avait mis en garde contre une montagne massive de dettes. Les choses pourraient désormais devenir tendues car les prévisions pour les années à venir sont inquiétantes.
Un déficit de 42,6 millions d'euros est attendu pour 2023 et de 59 millions d'euros pour 2024. Le déficit total s'élève à plus de 100 millions d'euros. Herzberger souligne l'urgence d'un concept de sécurité budgétaire afin de restaurer la stabilité financière du quartier. "Il faut revoir toutes les dépenses du quartier", précise-t-il, avant d'expliquer que l'approbation du concept par l'Etat peut prendre jusqu'à six mois. Cette période pourrait être cruciale pour la commune, car pratiquement aucun argent ne peut être dépensé pendant cette période - sauf pour des projets juridiquement ou contractuellement contraignants.
Le concept de sécurité budgétaire à l’ordre du jour
Le concept de sécurité budgétaire, ancré dans les réglementations communales allemandes depuis 1987, est ici considéré comme la clé du salut. L’objectif est clair : une restructuration globale des budgets municipaux, qui devrait être réalisée dans un délai pouvant aller jusqu’à dix ans. Un tel concept doit montrer comment le déficit doit être réduit et comment les déficits futurs peuvent être évités. Un point important ici est la nécessité de décrire les mesures visant à réduire les dépenses et à augmenter les recettes. Le concept doit être approuvé par l'État et ne doit jamais se faire au détriment de l'avenir en épuisant les réserves.
Le risque existe actuellement que les réserves de 98,2 millions d’euros soient épuisées d’ici 2026 si des mesures ne sont pas prises rapidement. Cela pourrait signifier que les fonctions bénévoles du district seraient menacées. Toutefois, Herzberger assure qu'il n'y aura pas de licenciements. Au lieu de cela, d'autres mesures sont à l'ordre du jour, telles que la suppression de la pause petit-déjeuner payante de 15 minutes pour les salariés et une réduction à long terme du nombre d'employés dans l'administration du district. Les nouvelles embauches et les remplacements des postes vacants ne sont plus une évidence.
Engagement politique et responsabilité régionale
Les discussions sur les défis financiers influencent également les structures municipales. Lors de la dernière réunion du groupe de travail sur le budget, qui s'est réunie le 7 octobre, des représentants des villes, des communes, des groupes du conseil d'arrondissement et du conseil du personnel étaient présents. Dans ce contexte, l'ancien administrateur de district Loge a également exprimé sa déception face aux municipalités qui n'ont pas utilisé le faible prélèvement de district pour construire des écoles. La responsabilité sociale repose lourdement sur les épaules des responsables, car les dépenses consacrées à la jeunesse et aux services sociaux sont chroniquement sous-financées.
L'administrateur du district Herzberger a plaidé pour que la région soit renforcée économiquement. Pour y parvenir, les approbations devraient être traitées plus rapidement. Mais il reste réaliste et n’attend pas beaucoup de soutien de la part de l’État ou du gouvernement fédéral. Dans cette situation difficile, il est clair que tous les acteurs doivent poser les jalons d’un avenir financier solide.