La Saxe-Anhalt envisage d'utiliser Palantir : les défenseurs de la protection des données mettent en garde contre la surveillance !

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La Saxe-Anhalt envisage d'introduire Palantir pour la police. Les experts mettent en garde contre les risques liés à la protection des données et les préoccupations constitutionnelles.

Sachsen-Anhalt plant die Einführung von Palantir für die Polizei. Experten warnen vor Datenschutzrisiken und verfassungsrechtlichen Bedenken.
La Saxe-Anhalt envisage d'introduire Palantir pour la police. Les experts mettent en garde contre les risques liés à la protection des données et les préoccupations constitutionnelles.

La Saxe-Anhalt envisage d'utiliser Palantir : les défenseurs de la protection des données mettent en garde contre la surveillance !

Le débat sur l’utilisation de la plateforme controversée d’analyse de données Palantir par la police allemande prend de l’ampleur. Le ministère de l'Intérieur de Saxe-Anhalt, dirigé par la CDU, fait particulièrement sensation avec un nouveau projet de loi prévoyant l'introduction de logiciels pour le travail de la police. Alors que l'analyse assistée par logiciel est déjà établie en Hesse, en Rhénanie du Nord-Westphalie et en Bavière, les projets de la Saxe-Anhalt ont été critiqués. MDR rapporte que les experts considèrent que le cadre juridique est problématique et remettent en question la nécessité d'une telle solution.

Palantir, avec une valeur marchande d'environ 300 milliards de dollars, a été fondée en 2003 et se spécialise dans l'analyse de grandes quantités de données qu'elle peut automatiquement relier à partir de diverses sources. Le logiciel est utilisé non seulement dans le domaine de la lutte contre la criminalité, mais également dans la lutte contre le terrorisme et dans le secteur de la santé. Le logiciel est surnommé « Gotham » en Allemagne, tandis que la police bavaroise utilise la plateforme sous le nom de « VeRA » depuis 2024. Deutschlandfunk souligne que la Hesse, le premier État fédéral avec Palantir, a recours à la police depuis 2017.

Problèmes de confidentialité et de surveillance

L'introduction du logiciel en Saxe-Anhalt se heurte non seulement à une opposition politique, mais également à la résistance des défenseurs de la protection des données et des militants des droits civiques. Eva von Angern, chef du parti de gauche, décrit Palantir comme une « pieuvre des données » et s’interroge sur la nécessité de suivre sa propre voie en Saxe-Anhalt. Sebastian Striegel des Verts est également sceptique et prône l'analyse de grandes quantités de données, mais pas avec Palantir. MDR met particulièrement en évidence les craintes d’un éventuel état de surveillance évoquées par les critiques concernant l’utilisation du logiciel.

Un point central des critiques concerne le risque d’utilisation abusive des données et son impact sur le droit fondamental à l’autodétermination informationnelle. Par exemple, des personnes non impliquées ont accédé aux systèmes d'analyse de Palantir à leur insu via des requêtes radio cellulaires. Politique de réseau décrit que ces préoccupations et d’autres concernant la protection des données ont déjà été discutées lors d’une audition.

Des solutions temporaires et un long chemin vers un travail de police efficace

Le 21 mars 2025, le Conseil fédéral a demandé la création d'une plateforme d'analyse automatisée des données pour le travail de la police dans les Länder. Malgré les demandes, aucun progrès significatif n’a encore été réalisé dans le développement de solutions logicielles alternatives. Le ministère fédéral de l’Intérieur ne voit actuellement aucune alternative européenne ou open source appropriée à Palantir. Deutschlandfunk rapporte qu'il existe déjà des contestations constitutionnelles contre les lois sur la police qui exigent l'utilisation de Palantir.

Alors que certains Länder comme Berlin et le Bade-Wurtemberg étudient encore les options, il reste à voir comment la situation évoluera en Saxe-Anhalt et dans d’autres Länder. Malgré les nombreuses critiques, le logiciel pourrait rester pour le moment une solution provisoire, car les défis du travail de police moderne ne doivent pas être sous-estimés.